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after death

9 revelations chap 1

10 Février 2014 , Rédigé par aphilo90 Publié dans #livre

L’œil

En cette nuit que je marchais en solitaire

J’errais seul dans cet obscur repère

Que nul ne pourrait y être à cette heure

Mais en cette nuit, j’étais sans peur

Je tenais ma précieuse lettre, mon bien

Attendant de sceller mes désirs par ce lien

Les rafales de vent serinant le même son

Je sentais sa présence et j’en avais des frissons

J’avais tellement espéré ce jour, ce vendredi

Le treize de ce mois, que mes paires ont tant médit

Ce jour, celui de mon réveil, de mon élévation par ce rituel,

Elaboré, conçus et préparé pour son appel.

Un monde de vice tel est ce monde en dérision

Rien que du mépris et du dégout j’en éprouve de par mes lésions

Je les mettrais tous en pâture volontiers comme sacrifice

Leur sang va d’emblée me renforcer, ainsi seront-ils lapidé de tout vice ?

Immondes soient-ils, je baignais dans la fange de leurs pulsions

Désespérées, naturelles et simples ; ce qui fut le début de ma transformation

Un esprit candide devenant subitement fourbe et machiavélique

Dont le sadisme, et la perfidie se tournèrent vers le gothique.

Ainsi soit-il qu’en cette nuit je me tienne la

Debout et lassé sur cette terre à trépas

Vidée, et abandonné, afin d’être contracter par les ténèbres

Pour y résider, les rafales chantant des airs funèbres.

Sa demeure était-ce ? Alors j’y suis et j’attends

Qu’il daigne répondre à mes attentes du moins pour ce qu’il prétend

Je défierais toute créature intervenant dans mes desseins

Comblerais –je ainsi ma haine par du sang dans mes mains ?

N’était ce pas assez que la dépouille de ces vermines

Trainées depuis ici, et disposées sur l’autel avec la vigne

Vidées de leurs entrailles, ils sont moins fiers maintenant

Que leur chair m’immole, je me sens puissant.

Le temps ne s’arrête guère, il est déjà trois heurs passés minuit

Je vois le croissant de lune dépassant l’horizon, je m’ennui

Puis me dis-je que j’ai peu être commis l’irréparable

Que de part mon délit la société en sera impitoyable

Je m’assois dans sol, perdu, abattu et condamné

Ils feront de moi leur bête de foire, l’abominé

Un sentiment de regret m’envahit, devrais-je fuir pour une telle offense

Envers la morale, pour une chimère une fausse croyance.

Dans ce moment d’écœurement de répugnance de soi

Assis parmi les trépassés repensant cette fausse foi

Qui avait fait de moi son jouet, sa victime

Son commis à la perversion de son immoralité et son crime

J’ai juste été la victime dirais –je, le jouet

De cette entité, de cette lumière qui me rend sourds et muet

Je m’y plaisais en elle, et voyais le monde autrement

Grace à cet œil qui me guide et me rend fort parmi ces démons

Ce monde fut mon tourment, mon cauchemar, mon enfer

Foulé le sol de cette terre souillée par mes semblables et la misère

De leur humanité, de leurs piétés, et de leurs amours

Le destin ne s’avère guère lunatique présageant un malheur proche et lourd

Dans mes pensées, je ne puis remarquer le vent s’agiter

Au loin, parmi l’obscur paysage de cette localité

Ma vue était diminuée par le souffle qui venait percuter mon corps

Il était temps de rentrer, et d’accepter que j’avais tords

Aussitôt me levais-je que je vis une lueur reluire

Au loin, et puis soudain il y’ eut deux dans ma mire

Mon courage dans mes mains, debout, je l’attendais

Fièrement devant le butin que je lui offrais

Cette créature s’approchait déambulant dans les aires

Etait-elle aillée ?serait-ce un volatile ?Alors qu’il n’y ait rien dans ce repère

Ces yeux, cette lumière, etaient celle d’une chouette

Accablé par l’échec m’avançant vers la sortie qu’elle se mit sur mon chemin muette

Nous étions la l’un devant l’autre, dans un silence morne et sinistre

Les lueurs de la lune éclairant son regard feindre le pitre

Elle jubilait, me fixait, et me faisait peur

Elle savait peut être ce qui allait advenir de moi à cette heure.

Des pensées sordides traversèrent mon esprit tourmenté

Je ne puis autrement que de les retenir, quel raté !

Qu’une voie rauque surgit derrière moi réitérant mon nom

Frémissant de peur, que je vis mon ombre tourner rond.

Sa présence était incontestable, il était autour de moi

Sous cet œil à mes pied, il est la, je suis avec lui, lui mon roi

Je venais à lui, mes ennemis comme offrande et ma vie en présent

L’ombre envahissait mon corps à la suite de mon offrande, et je me sentais comme à la maison.

Je sentais un nouveau pouvoir naitre en moi de nouvelles sensations

La lune par sa clarté était de couleur sang, et d’une façon

Mystérieusement sublime, tout ce que je voyais avant devint en feu

J’étais vivant, j’avais réussis, et ca m’émeut.

L’ombre, couvrait entièrement mon corps et mes sens changeant

Du à cet œil, oui à lui , à genou je lui suis reconnaissant

Encore et encore, je suis changé, et je me cède

A jamais, m’enivrant de ce bonheur raide

Cette substance ombreuse quitte mon corps

Emportant avec elle mes faiblesses et mes tords

Ma mollesse et mon humanité pour l’éternité

Avec ce lien je me lie à cet œil en tout aparté.

Je foule à nouveau le sol des trépas changé

Laissant derrière une vie minable et de misérable corps étripé

Tout le bonheur du monde ne pourrait se définir ni apparaitre

Sur mon visage, mais je ne sens plus mon cœur battre !

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